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vendredi 29 juin 2007

Distinction amère

Ce dernier post aurait dû s'appeler "Happy End" ou "La der", mais j'ai décidé d'en changer au dernier moment.

Me voilà arrivé au terme de ce cursus, mais reprenons les choses dans l'ordre. Préparez-vous, ça risque d'être long :-)

Pour un nouvel exercice, j'ai fait équipe avec Phil, Jean-Michel et Bernard, et on devait construire une bâtisse à 3 façades. En quoi consiste donc cette bâtisse ? Murs creux, Méthode moderne.

La première étape de la méthode moderne, c'est l'élévation des murs porteurs en blocs de béton.
Une chose importante aussi, pour ne pas dire la plus importante, c'est l'étancheité du pied de mur. Vu qu'on est en atelier, il nous a fallu "imaginer" la fondation. Pour celà , nous avons monté en premiere assise, un bloc de béton de 29x39 (qu'on a l'habitude d'appeler bloc de 40). Sur cette fondation, une membrane d'étancheité (appelée Flashing) protège le pied de mur. Même technique pour le dessus des baies.

Vient ensuite l'élévation en blocs à proprement parler. Voici quelques illustrations :





La suite de la méthode moderne c'est le parement. Ce sera des briques baroques de la marque Vandersanden. Voilà ce que ça donne au début...




Un changement de programme est survenu en cours de route. On vient d'apprendre que nos travaux ne seront pas démontés, car ils seront exposés lors de la journée portes ouvertes. Ce qui nous mettait face à un problème de place, car si ces travaux sont conservés + nos travaux de fin d'études + une réserve de place pour les secondes sessions éventuelles, il aurait fallu 1 atelier en plus :-)

La direction a donc pris la décision que nos derniers exercices seraient nos TFE. Toujours en cours de route, il a fallu revoir notre copie, et mettre toutes nos trippes dans ce dernier exercice. Ce sera celui-là qui sera présenté au jury, pas question donc de faire quelque chose de simple.

C'est là qu'il va falloir se démarquer un peu. Nous avons donc 3 façades. 2 baies de fenêtres plutôt larges. Une baie de porte, et une baie étroite. Qu'allions-nous faire ?
Nous n'allons pas nous attaquer à la façade de gauche, on verra bien ce qu'on en fera en temps utiles. Décision fut prise de se concentrer sur la façade centrale et la façade de droite.

Sur la façade centrale, un oeil de boeuf, sur la façade de droite, deux cintres surbaissés.

Je vous passe les détails, voici le résultat final.

Tout d'abord le mur de droite (celui sur lequel j'ai le plus travaillé).
Une contrainte à noter toutefois : Vu le changement de cap, le compassage vertical ne permettait pas d'avoir une battée supérieure à 3 et inférieure à 5. Que faire dans ce cas ? Le professeur de carrelage (qui est aussi maçon) me suggère de simplement descendre le cintre pour arriver à ma battée, et de retailler les briques. J'ai été surpris, me demandant si ça se faisait. Aparemment oui. La fin de l'histoire révèlera que non.

La baie de porte et baie de fenêtre avec cintre surbaissé.


La baie de porte en détail :


La baie de fenêtre en détail :


Passons maintenant au mur central. Je n'ai pas participé à la maçonnerie de l'oeil de boeuf, mais j'ai participé à l'élévation +/- jusqu'au seuil. J'ai aussi mis mon grain de sable à la fabrication du gabarit et à sa mise en place. Voici le résultat final. Félicitations à Phil et Jean-Michel, puis à Bernard :-)


Petit coucu en passant à Cyrille qui devait surement encore nous casser les oreilles avec la coupe de ses briques.
Argh! l'horreur le bruit de ces machines. Elles m'empêchent d'écouter la radio (Zone80, ben oui je suis un enfant des 80's) :-)
Je vous montrerai son travail plus loin dans cet article. Il est l'auteur d'un bandeau vertical que je trouve pas moche du tout.



Restait à savoir ce qu'on allait faire de la façade gauche. Moi j'aurais bien voulu faire un bandeau pour éviter ces affreuses cornières métalliques qu'on voit sur la plupart des nouvelles constructions. Personnellement, je trouve ça affreusement inesthétique! Mais le temps nous pressant de plus en plus, on a décidé de parer au plus pressé, et quand même mettre une de ces horribles cornières et faire un parement tout ce qu'il y a de plus classique (un truc bon marche quoi). Je vous montre l'horreur.




Toujours vu ce changement de cap, nous avons fait les plans après avoir réalisé la bâtisse. Je vous rassure, habituellement c'est le contraire. On a les plans et on fait en fonction d'eux.

Restait ensuite à réaliser le dossier qui sera présenté au jury. C'est la partie dont je suis le plus fier. Dès que j'ai un scanner sous la main, je scanne ce qu'il y a à scanner et je vous le dévoilerai. Au passage, je voudrais remercier vivement Olivier, il se reconnaîtra. Il m'a filé un fameux coup de main. C'est à lui que je dois mes premiers pas avec AutoCAD.

Parlons un peu de la dernière étape : la défense de mon TFE devant le jury.
Je m'étais préparé à défendre la totalité du bâtiment, mais à mon grand regret, on ne m'a réservé que la façade de droite. Ce qui paraît quelque part logique puisque c'est entre guillements "ma" façade, mais c'est un travail d'équipe, donc on aurait dû tout défendre. Ce qui m'a le plus scié ce sont les questions du jury.

Le Jury : Vous faites quoi dans la vie ?
Moi : Je suis nain formaticien
Le Jury : Ah bon ? Pourquoi avoir fait la maçonnerie ?
Moi : Ben heuuuuuu.... C'est assez bien dire que je dois reconstruire une maison, et je n'ai pas les moyens de m'offrir les services d'un maçon, alors j'ai décidé de le devenir moi même.
Le jury (qui pour la plupart sont entrepreneurs) : Tu nous coupes l'herbe sous le pied quoi. Tu nous prends notre boulot!

Voilà qui plante un décor pour une suite bien sympathique.

Je m'étais préparé à répondre à toutes les questions, même les plus vicieuses sur ce que j'ai appris durant ces deux ans de cours. Avec mon bol habituel, on m'a posé des questions sur ce que je n'ai pas appris.
Les questions sur lesquelles on m'a cuisiné portaient sur le seuils. Cool, j'ai pas su répondre à une seule de leurs questions perverses. Je me suis contenté de dire que celà ne faisait pas partie de la matière vue aux cours, et que de toutes façons, avant le placement des chassis, il convient d'organiser une réunion de chantier avec le menuisier et c'est à ce moment là qu'on règle ce genre de petits détails techniques. J'ai aussi appuyé ma défense en disant que de toutes façons, l'architecte y a pensé aussi. Celà ne leur a pas suffit.

Là où j'ai été le plus profondément blessé c'est quand on a critiqué mes cintres. Souvenez-vous plus haut, quand j'avais le problème de compassage vertical et que le professeur de carrelage qui est aussi un éminent maçon m'a suggéré de descendre mes cintres. J'ai été assomé quand il m'a dit "tes cintres ça ne vaut rien, on peut pas descendre un cintre de la sorte. Moi si un maçon me fait ça, je paye pas". Ben merde alors! On a pas arrêté de nous dire qu'on avait fait un travail remarquable, mais au bout du compte, on te décapite en te disant presque que tu as fait de la merde, d'autant que c'est le conseilleur qui devient le critiqueur. Je pige pas tout là !

Mon avis perso sur le jury, c'est que l'ensemble de la classe a voulu faire de son mieux, et qu'on a placé la barre vraiment haut (d'ailleurs les profs le reconnaissent, une section comme la nôtre, ils en ont rarement vus) et ils nous on pris pour plus professionnels qu'on était. Leurs questions n'étaient pas les bonnes. Et puis, qu'est-ce que ça peut bien leur faire que je sois informaticien et pour quelle raison je viens apprendre! On leur demande de me juger sur le résultat, pas sur mes motivations !

Bref... Je m'en suis retourné furieux et trahi à Ruineland et il ne restait plus qu'à attendre le verdict. Je n'avais quand même pas de doutes sur mes chances de réussite.

Avant que vous ne sachiez les résultats, j'aimerais vous montrer les travaux de mes camarades.

Tout d'abord Ydriss et Cyrille.
Une baie de porte et un bandeau vertical. Je suis plutôt fier, car j'ai un peu aidé Ydriss tout au long du cursus. J'ai déjà été content pour lui quand il a fait du partiel de technologie, une formalité.
Je vous ai dit plus haut que je trouvais les cornières métalliques tout à fait inesthétiques. Ici, les joints horizontaux étaient relativement fins. Mettre une cornière c'est de l'hérésie, ça risque de faire un sacré coup de poing dans l'oeil tellement il faudrait retailler les briques. J'ai pris sur moi de se passer de ces saloperies, et on a maçonné les briques avec des barres de 6 pour soutenir tant que faire se peut le triangle de charge. Pour être certain, on a mis des "murfor" sur les 4 assises de la battée supérieure (Un lien si vous ne savez pas ce qu'est un murfor).

J'ai un peu stressé lors du décoffrage car les briques doivent tenir d'elles-mêmes. J'ai été rassuré quand j'ai vu que ça a tenu :-)
La crainte d'Ydriss c'était la défense. Ce que je peux comprendre, puisque son Français n'est pas parfait. Mais il a tellement mis de bonne volonté durant ces deux ans, que ce serait vraiment dommage que ça lui porte préjudice juste pour ça. Pour appaiser ses craintes, avant l'arrivée du jury, je l'ai un peu coaché sur ce qu'il devrait défendre. Et là où je suis fier, c'est qu'il s'en est sorti, et il a réussi le bougre! Si je dois être satisfait de ce 18 Juin 2007, c'est pour lui. Avec son diplôme en poche, il pourra enfin sortir du centre pour réfugiés, un entrepreneur de La Louvière lui propose un job, et voilà une nouvelle vie qui commence pour lui! Il l'a mérité, et au final un parcours comme le sien est plus qu'honorable.

Quant à Cyrille, le jury a été sensible à la difficulté de faire un tel bandeau, et surtout à la taille de ce bandeau. Zizou, Le lionceau Camerounais a réussi! Félicitations man !
Bon allez assez de blabla et admirez...





Passons à deux autres camarades. Frédéric et Pascal. Ils ont réalisé un mur en retour d'équerre avec d'une part une petite fenêtre carrée. Je ne suis pas fan à cause de l'horrible cornière, mais l'idée est là et la disposition des briques est plutôt originale. Dommage pour les briques du dessus qui auraient dû être maçonnées dans l'autre sens pour ne pas voir le "trou"
Pour l'autre mur, une large baie avec appui de fenêtre. J'aime bien :-)

Quoi qu'il en soit, c'est un chouette travail qu'ils ont réalisé. Je trouve que les risques qu'ils ont pris pour faire une baie aussi large auraient dû être récompensés, mais le jury en a décidé autrement. Ils sont bons pour une seconde session. Vous savez le pire de l'histoire ? Ils ont tous les points qu'il faut pour réussir, mais le jury n'a pas voulu leur filer les 60% minimum, et ils sont recalés pour ça!
Soit, pour rendre à César ce qui appartient à César, voici 2 photos pour montrer le bon travail qu'ils ont fait.






Passons à Damien maintenant. Là aussi profondément injuste. Il bosse à 150 bornes d'ici, se lêve hyper tôt le matin, se tape les embouteillages de bruxelles tous les jours mais a eu le courage de tenir le coup deux ans. Plutôt que de le mettre sur le travail d'une équipe, il a insisté pour faire son propre travail, même en un temps record. Il a donc réalisé une baie toute simple. Jean-Michel, Phil et moi lui avons donnés un coup de pouce en heures sup pour qu'il arrive dans les temps. Ce que je redoutais avec la baie d'Ydriss s'est produit avec la baie de Damien. Peu de temps, une affreuse cornière et des briques retaillées, et voilà, il n'en faut pas plus pour un coup de poing dans l'oeil. Je n'avais pas trop de craintes pour sa défense, il est gradué en construction. Je pense que le jury l'a pris de haut, et il a été recalé! Deux ans de sacrifices pour une seconde session. Tout comme Frédéric et Pascal, il a plus de points qu'il n'en faut pour réussir, mais c'est encore ce |@{#{^ de jury qui n'a pas voulu lui donner les 60% minimum requis. Ils auraient dû être sensibles à sa motivation et surtout à son insistance à avoir voulu réaliser quelque chose de lui même plutôt que d'être intégré à une équipe au dernier moment!

Voici une quick photo de sa baie.


J'aurais bien aimé vous montrer le re>marquable travail de Seydou (qui a réussi) ainsi que le travail de Jhonny et Fabrice (recalés aussi), mais je n'arrive plus à mettre la main sur les photos. J'espère pouvoir retourner à l'atelier en Septembre pour aller immortaliser leurs travaux.

Avant d'en venir aux résultats, mes co-équipiers Jean-Michel (dit "le chef") a réussi avec distinction, Bernard idem et Philippe s'est emparré de la Grande Distinction.
Pour ma part, avec un total de 78.8, j'ai réussi avec distinction, mais cette distinction me laisse un goût amer, car sans vouloir paraître prétentieux au possible, je trouve que je méritais d'avoir plus que ce que le jury m'a donné. A quelques points près, je suis passé à côté de la grande distinction.

Ce n'est pas pour le papier que ça me fait râler, c'est pour le principe. Mon dossier était le mieux ficelé de tous (c'est ce que m'a dit le jury). Un travail je trouve vraiment bien foutu quand je pense qu'il y a moins de deux ans j'étais pas foutu de mettre une brique droite. Des examens théoriques plutôt pas mal. 100% en techno en 1ère, 85% en dessin, idem en math, 60% en Français (j'ai eu la dispense et quand on a la dispense on a le minimum). 92% au partiel de techno en 2ème, et je sais plus combien pour le final, mais au dessus des 80%, et j'ai 78.8% au total, vraiment y a de quoi y perdre le nord.

Ce qui m'a déçu aussi c'est l'évaluation de l'école sur mon stage. Car oui, il y avait 15 jours de stage à faire. L'entrepreneur chez qui j'ai été a trouvé que j'étais bon à tous les niveaux, j'étais même très bon au niveau du respect du matos et respect de la sécurité sur le chantier. On m'a octroyé 70%. J'ai vu le carnet d'un camarade dont je tairais le nom qui avait un melting pot de TB, B et S, et lui il a 76%, vous y comprenez quelque chose ?

Fin voilà, 2 ans d'aventures scolaires sont finies. Au point de vue maçonnerie en tous cas. Je n'exclus pas de continuer dans une autre matière en Septembre prochain. Celà dépendra de la situation professionnelle. Je me relance sur le marché du travail, on verra bien ce qui se présente à moi :-)

Mission accomplie en tous cas. J'ai obtenu mon diplôme de maçon avec distinction et ça, c'est le plus beau pied de nez que je puisse faire à ceux qui n'y croyaient pas, ceux qui me prenaient pour un tapé ou tout simplement qui auraient bien ricané si j'avais raté :-)


Chers amis lecteurs, une fois de plus ce blog se met en mode pause, mais pour une durée non définie. J'aimerais vous remercier de m'avoir lu. J'ai été content de répondre aux questions que vous vous posiez, dans la mesure de mes connaissances. J'ai apprécié vos encouragements. J'ai surtout apprécié vos visites et vos commentaires. Ce blog l'air de rien a son petit succès, il a même éveillé l'intérêt d'un éditeur.
Pour moi, ces deux ans ont été une chouette aventure. Ca n'a pas été facile tous les jours. Plus d'une fois j'ai voulu abandonner, mais à chaque fois, on a su me botter le derrière pour que je continue, et je remercie vivement ces gens qui se reconnaîtront.

Cette expérience m'a aussi permis de rencontrer d'autres personnes, d'en aider d'autres, c'est tout simplement une aventure humaine que j'ai vécu, et je vous assure que ça fait du bien, c'est rassurant de savoir que l'homme peut encore être humain, même si le jury a été moins humain. Je ne leur en veux pas, on avait peut-être voulu placer la barre tellement haut qu'ils nous ont pris de plus haut qu'il ne fallait. Et si cette barre avait été placée effectivement trop haut pour le jury ? C'est une possibilité qui expliquerait pas mal de choses :-)

A bientôt
Chris

dimanche 25 mars 2007

Cintre surbaissé

Dans l'article précédent, je parlais du cintre surbaissé (le nom correct serait "arc surbaissé") qu'on avait fait en exercice à l'atelier, et pour ne pas vous ennuyer, j'avais proposé de parler plus amplement de la construction du gabarit s'il y avait de la demande.

J'ai reçu hier un mail de Lionel, un auto-rénovateur visiblement de France. Il retape une maison et a un problème avec un cintre qui ne tombe pas juste.

Je vais expliquer ici la méthode que j'ai appris, j'espère qu'elle saura aider lionel, et peut-être même d'autres auto-constructeurs/rénovateurs. Petite précision d'abord... J'ai créé 2 illustrations. Soyez indulgents, je ne suis pas un bon dessinateur, et j'ai passé une nuit à les faire :)

Commençons par un petit brainstorming : Il suffirait tracer sur un panneau un arc de cercle, avec comme rayon la mesure de la largeur de la baie, et le tour est joué. C'est vrai, mais on aurait alors ce qu'on appelle un plein cintre. Dans ce cas-ci, je voudrais réaliser un cintre surbaissé. En y réfléchissant un peu, il faudrait procéder de la même manière, mais en utilisant un rayon bien plus important, et prendre la portion du cercle qui correspond à la largeur de notre baie. Une petite illustration vaut mieux qu'un long discours...



Comment calculer ce rayon ?
Heureusement il y a une formule. Pour celà, il faut quelques données. Tout d'abord, la mesure de la largeur de la baie. On appellera celà le diamètre de la baie. Il faut ensuite définir la flèche. Dans l'exemple ci-dessous, j'ai considéré que ma flèche ferait 14 cm (c'est à dire la hauteur de 2 briques de 6cm de haut, + 2 joints horizontaux de 1cm). En appliquant la formule sur l'illustration ci-bas, vous pourrez trouver le centre du cercle.



Dans notre exemple, 98.08cm. Autant dire 98,1cm.
Il reste maintenant à faire appel à votre don pour le bricolage et prendre un panneau de largeur supérieure ou égale à la largeur de la baie, et tracer un arc de cercle sur celui-ci de 98,1cm de rayon.

Pas bien compliqué mais il vaut mieux être deux. Placez le panneau sur le sol, prenez une corde, attachez-y un crayon à la pointe bien taillée, et mesurez scrupuleusement 98.1cm. La première personne veille au centre pendant que la seconde trace l'arc de cercle sur le panneau. Répétez l'opération une seconde fois sur un autre panneau.
Découpez soit à la scie sauteuse, soit à la défonceuse. Il reste ensuite à assembler le gabarit à l'aide d'une bande coupée dans un panneau de fibres de bois (aussi appelé Unalit), et pour ne pas répéter 100 fois la même chose, je vous renvoie à l'article précédent pour voir comment on a placé notre gabarit, compassé et maçonné notre cintre.

Voilà, j'espère que c'est clair assez pour vous. Si des zones d'ombre persistent, n'hésitez pas à me contacter.

Update : Je viens de recevoir un message de notre ami Lionel. En une ligne il dit ceci : "Merci de ton explication. Le tout très simple mais très complet. J'ai effectué et réussi mon cintre cet après midi. Bonne continuation."

Voilà qui me ravit. Bien joué Lionel. Et moi je suis plutôt content que ce blog ait au moins servi à quelque chose. :-)
Je suis aussi ravi de savoir que j'arrive à banaliser un peu la maçonnerie. C'est une chose par exemple que je n'arrive pas à faire en informatique.

mercredi 7 mars 2007

4 mois d'absence, c'est un scandale !

Comme de coutume quand je reste muet pendant un temps, je commence mon article en disant "ça fait un bail hein ?" :-)

Oui, c'est vrai, ça fait un sacré bail. Mais si vous êtes assidus du blog de Ruineland, vous comprendrez le pourquoi. Les déboires de Ruineland, les déboires professionnels, le jugement qui se fait attendre, voilà pas mal de raisons qui font qu'on remet les articles de ce blog au lendemain, puis au surlendemain, etc...

Mais ce n'est pas pour ça que j'ai arrêté les cours, bien au contraire! S'il y a bien une chose à laquelle je me suis raccroché, ce sont bien mes cours de maçonnerie. A l'heure où j'écris ces lignes, j'ai en effet laissé tomber les cours de carrelage, et ce pour plusieurs raisons. Je préfère m'investir à fond dans les cours de maçonnerie, puis de toutes façons en ce qui concerne le carrelage, j'avais pris la balle au bond, et ce n'est pas le meilleur des départs. Il sera toujours temps de recommencer plus tard.

Alors, où en est-on en maçonnerie ?

Le fameux mur creux composé de blocs béton, parement en briques baroques, et une belle baie de fenêtre avec un cintre.

Cette première photo non pas pour faire le malin avec la bulle de mon niveau, mais pour illustrer qu'il est impératif que la battée soit bien finie au niveau de l'aplomb. C'est important, sous peine que ce soit inesthétique, et que comme on dit ça donne un effet "coup de poing dans l'oeil".



On est arrivés au niveau de la pose de notre cintre. Mais pour ne pas s'arrêter en si bon chemin pour l'élévation du parement, on a utilisé une technique somme-toute logique et/ou évidente, l'appareillage à Redans (en escaliers).



Comme notre équipe était composé de 4 gaillards, 2 ont continué le parement, 2 autres ont préparé le gabarit pour le cintre, et le positionner.



Une petite photo au passage pour bien illustrer ce qu'il ne faut pas faire ne terme de sécurité (regardez les trétaux comme ils ont des arêtes bien pointues), mais bon, faute de moyens, il faut s'adapter. Photo très utile pour illustrer les moyens plus que caduques que notre état met à disposition dans l'enseignement. Ah si seulement les politiques concernés pouvaient voir ça et se rendre compte...



Petite photo où je fais le malin et où je peux dire "c'est moi qui ai compassé le cintre" :-)


Le compassage est assez simple en fait... Il suffit de disposer ses briques en essayant tant que faire se peut d'avoir des joints bien réguliers. On commence par placer une brique bien au milieu histoire que le cintre soit bien "centré" et on dispose les briques à gauche et à droite. Normalement le même nombre à gauche et à droite. Une fois que tout est disposé, il reste à reporter au crayon la position des briques.





Reste ensuite à "maçonner" le cintre. Pour que le cintre résiste, il convient de remplir les joints un par un avec du mortier (jusque là c'est logique vous me direz), et on le "compresse" à la dague. Par après, on peut enfin terminer le parement.


Après quelques jours, on peut démonter le gabarit, ce que Cyrille est en train de faire... Je n'ai malheureusement pas de photos pour montrer le résultat final. Mon appareil photo était "full" et entretemps il m'a lâché. Le temps que je m'en procure un autre, le mur était démonté depuis belles lurettes :-)
Mais vous pouvezme croire sur parole, le cintre a tenu :-)

Pour ne pas vous ennuyer avec des mathématiques, je ne vais pas parler de la formule magique pour calculer le gabarit, mais si ça en intéresse, je peux vous la révéler, suffit de le demander :-)



THE END pour cet exercice. Démontage, et on repart pour un autre exercice. J'ai quitté l'équipe que je formais avec Damien, Cyrille et Ibrahim, pour former un nouveau team composé de Philippe, Jean-Michel et votre serviteur.

Aux cours de techno, on a passé quelques soirées sur un sujet ô combien capital dans la construction, je veux parler bien entendu de l'étancheité.

Pour mettre toute cette théorie en pratique, on a décidé de faire une maisonnette, ni plus ni moins. 3 façades.
La première avec une baie de porte, une baie de fenêtre (qu'on appelle la fenêtre du WC de Jean-Michel)
La seconde, avec une baie de 120cm de large dans laquelle on va faire un oeil de boeuf en parement
La troisième façade avec une baie de fenêtre dans laquelle on projete de faire un cintre, mais on n'est pas sur de le faire, vu que la fin de l'année approche.

Je terminerais cet article en parlant de mon examen partiel de technologie, pour la simple raison que je ne suis pas peu fier de mes 92%. Le premier de classe étant Damien qui a fait 95% (je vous ai dit qu'il était gradué en construction ? :-p). Suivent ensuite 3 gaillards ex-aequo avec 92%, dont votre serviteur. Je suis le premier étonné du résultat, car je n'avais révisé mon cours que 3 petites heures avant l'examen. Mais quand on est attentif aux cours, et qu'on ne fait pas le pitre, ça évite de devoir réviser de longues journées avant l'examen.

Ah si seulement j'avais été malin assez pour comprendre ça quand j'étais étudiant :-p

vendredi 1 décembre 2006

Jeudi 30 Novembre (carrelage)

Ca a commencé fort, on a dû rentrer 5 palettes de carrelages, ciment colle, chaux etc... Temps passé : une petite demi heure.

Ensuite, je me suis remis à faire la chape. Mon collègue est venu lundi et l'a entammée par rapport aux 2 bandes qu'on a fait la semaine dernière, mais il faut avouer qu'il n'a pas été fort loin. Comme je l'ai dit au prof, et il a été d'accord avec moi, une année de maçonnerie, ça aide quand même :-)

J'ai donc sorti mon matériel flambant neuf, été chercher du sable, et ai continué la chape.

Je suppose que j'aurai fini cette chape lundi soir. Wait and see :-)

Voici le grand moment des photos. Sur la première, l'environnement de travail tel que je l'ai trouvé, excepté le tas de sable que j'ai amené. Vous pouvez noter la truelle de carreleur flambant neuve qui n'a pas encore servi, et sur la droite un pti bout de l'environnement de travail de mon pote Philippe. Ca montre un petit peu le retard que je dois ratrapper, moi qui n'en suis encore qu'à la chape. Remarque : Il va falloir que j'explique à mon collègue que de nettoyer son environnement de travail a un double avantage. D'abord on est mieux vu par le prof (et par le client sur chantier), mais aussi c'est une question de sécurité. Un chantier bordelique est un chantier dangereux.

Mercredi 29 Novembre 2006 (Techno maçonnerie)

On s'est posé la question de savoir ce qu'on allait bien pouvoir faire au cours de techno avec notre bô compas, et on a vite été mis au parfum.

Le cours d'aujourd'hui a été un cours que j'ai particulièrement apprécié. On a appris à tracer diverses joyeusetés que l'on retrouve dans nos maçonneries. Mais d'abord on a eu droit à un pti rappel de géométrie. Le fameux (une fois n'est pas coutume) théorème de Pythagore, ensuite à retrouver le centre d'un cercle, les médiatrices et bissectrices.

Pour finir, on a appris à tracer un demi cercle (pas difficile vous me direz, même en maternelle ils savent comment faire). Ensuite, on a attaqué l'arc surbaissé, l'anse de panier à 3 centres, et l'ogive.

Pour les non-initiés, que peuvent être ces choses ?

Une image vaut mieux que de grandes explications, mais je n'ai pas de photos à l'appui. Comme je dois partir à la chasse aux seuils pour illustrer un précédent article, j'en profiterai pour flasher ces petites choses là, et promis juré, des photos, vous en aurez.

Mardi 28 Novembre 2006 (Carrelage + Maçonnerie)

Le planning du jour c'était Théorie Carrelage avec 2 heures de connaissance des matériaux. Je ne vais pas m'attarder sur ces 2 premières heures, car, outre le fait que la dame qui nous donne cours est compétente et patiente, je n'ai rien appris. Pour quelle raison ? Ca caquette et ça jaquette dans chaque coin de la classe, et personne n'écoute ce que la brave dame a à nous apprendre. Du coup, ceux qui comme moi aimeraient apprendre, se retrouvent quelque part lésés, mais ce n'est pas pour autant que je vais leur jeter la pierre.

Je ne sais ce qui se passe cette année, mais dans les 1ère, autant carrelage que maçonnerie, les étudiants sont plutôt dissipés avec un côté j'm'enfoutiste. J'ai ma petite idée là dessus, et c'est relativement simple : Une bon nombre d'inscrits sont des étrangers issus de centres de réfugiés. Sur ce nombre, une bonne majorité ne maîtrisent pas, voire ne parlent même pas le Français. Ils ne sauront donc pas suivre les cours théoriques, mais y viendront un peu par obligation. Dans quel but me demanderez-vous ?

Tout simplement parce que, le fait de suivre des cours du soir leur permet de faire d'une pierre deux coups. Tout d'abord, le temps d'une soirée, ils peuvent "s'évader" un peu du centre, ensuite ça fait bien face aux fonctionnaires de l'office des étrangers, qui ont le pouvoir de les remballer chez eux. Montrer qu'on suit des cours affiche une certaine volonté de s'intégrer. Oui mais pourquoi sont-ils aussi dissipés alors ?

Là aussi c'est simple, l'office des étrangers est assez mal vue de l'opinion publique (cherchez "Sémira ADAMU sur google, vous verrez de quoi je veux parler), et l'alternative qu'ils ont trouvé aux expulsions, c'est de déstabiliser les réfugiés, et faire en sorte qu'ils veuillent retourner dans leur pays. Ainsi ils sont déplaçés de centre en centre, de région en région, se retrouvant alternativement dans un environnement Francophone, néérlandophone, ou germanophone. Du coup, outre les problèmes de compréhension de la langue, il y a la démotivation. Celà explique donc qu'ols s'en foutent un peu.

J'avoue ne pas être un grand défenseur des réfugiés, car je suis le premier à penser qu'on ne peut pas accueillir tout le monde et qu'on a assez de problèmes (le dernier en date étant celui de VW Forest), mais je trouve que l'office des étrangers a un peu facile de manipuler ainsi les réfugiés en leur laissant de faux espoirs, mais pénalise aussi les gens comme moi qui veulent apprendre !

Soit, je ne saurai rien y changer, faudra bien faire avec.

Le reste de la soirée a été l'atelier de maçonnerie. On a continué à monter notre parement, puis on s'est aperçu qu'un côté de la battée partait en tour de pise dans tous les sens du terme. Dans notre équipe, on a deux difficultés : Primo, on est 4 pour une longueur de mur de 5 mètres. On passe don son temps à se marcher dessus, quand on doit pas attendre que les retardataires aient fini pour lever la corde et attaque une autre assise. Je ne veux pas paraître méchant à son égard ni froisser les gauchers (j'en suis un), mais la deuxième difficulté est qu'on a un co-équipier qui a deux mains gauches.

On a donc passé son temps à démonter les assises incriminées et à les remonter. Comme on ne savait pas être à 4 sur ce travail supplémentaire, j'ai décidé de repartir avec une seconde corde, et continuer à mon aise une assise ou deux.

Et pour une fois, je n'ai pas oublié mon appareil photos. Voici donc quelques clichés du mur, de la battée démontée en cours de remontage.







Pour demain, je dois prévoir un compas pour le cours de technologie...

samedi 25 novembre 2006

Vendredi 24 Novembre 2006 (Maçonnerie)

Sans surprise, on a continué le parement de notre bô mur.
Sur les 4 heures de cours, j'ai mis une centaine de briques. Ca peut paraître peu, mais il a fallu faire le mélange de sable, monter notre "échaffaudage", couper les briques 1/2 et 3/4 dont j'aurai besoin pour les extrémités de mon mur et de ma battée, mettre les crochets, et faire la petite pause café :)

Au fait, aujourd'hui, je n'ai pas oublié l'appareil photo, mais ce n'est pas pour autant que je vous en montrerai ce coup-ci, les piles étaient tout simplement mortes, et je n'ai pas su en faire la moindre. Ce sera donc pour mardi prochain sans fautes :-)

Jeudi 23 Novembre 2006 (Carrelage)

Premier cours pratique de carrelage.
Certes nous sommes le 23 Novembre, et j'ai pris un peu de retard par rapport à mes nouveaux collègues carreleurs, mais si le prof de pratique m'a accepté à son cours, c'est pour la bonne raison que je suis plutôt appliqué en maçonnerie, et qu'il pense que je le serai tout autant pour le carrelage. J'espère ne pas le décevoir à ce niveau là :-)

Première leçon, tirer une chape. Pas de photos à l'appui, mais je vais arranger ça dans un futur proche.

Tout d'abord, mettre un carrelage à niveau au milieu de la pièce. Ce sera le niveau de référence.
Ensuite, on pose un carrelage aux 4 coins de la pièce, au même niveau que celui de référence qui se trouve au milieu de la pièce. Pour ce faire, j'avoue qu'une année de maçonnerie m'a bien aidé. Celà a été fait en 3 temps 3 mouvements :-)

Ensuite, on remplit de sable (sur chantier ce sera un stabilisé composé de ciment et de sable du rhin) une bande entre 2 carrrelages à chaque extrémité de la pièce, et on égalise à la règle. Une fois cette opération réalisée, rebelote avec une seconde bande. Comme on est à 2 sur ce coup là, j'ai fait une bande, mon collègue aussi.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, et ce n'est déjà pas mal.

Prochain cours de pratique carrelage, lundi prochain.

vendredi 24 novembre 2006

Mercredi 22 Novembre 2006 (Maçonnerie)

Article fort technique aujourd'hui, suite de l'article de mercredi dernier, mais il pourrait en intéresser plus d'un. Comme moi, vous êtes-vous déjà demandé combien de blocs acheter pour faire X m², et quelle quantité de ciment, sable acheter ? C'est en partie ce dont on a parlé aujourd'hui et que je vous résume ici...
La suite du programme portait donc sur les matériaux comme les blocs perforés en terre cuite, la pierre, le béton, le béton cellulaire et le silico-calcaire.

Les blocs perforés en terre cuite :
Mesures (L x l x h) Nombre moyen au m² Litres de mortier au m² de parement Nombre moyen au m³
290 x 190 x 140 22.2 +/- 22 118
290 x 140 x 140 22.2 +/- 16 161
290 x 190 x 190 16.6 +/- 18 89
290 x 140 x 190 16.6 +/- 14 121
590 x 190 x 190 8.3 +/- 13 44.5
590 x 140 x 190 8.3 +/- 10 60.5


La Pierre

Les Moellons sont +/- équarris (légèrement taillés) - risible quand on connait notre Moellon -, ont été pendant longtemps le seul mode de construction solide avant l'apparition de la brique. Maintenant on utilise surtout le Moellon pour le parement ou des murs séparatifs extérieurs.
Une chose à savoir cependant sur le Moellon comme sur la pierre en général; contrairement à la brique la pierre n'accumule pas l'eau. Si vous devez éviter des remontées capilaires, la pierre en bas de parement peut s'avérer une bonne solution, mais plus onéreuse que la brique.

La Pierre taillée

Ces pierres sont généralement faites dans la pierre calcaire, aussi appelée Pierre bleue. Il existe plusieurs types de taille. Citons parmi ceux-ci :
  • Scié : coupé à la scie
  • meulé : frotté au grain moyen
  • adouci : frotté avec des grains plus fins
  • poli ou marbré : frotté avec des grains très fins
  • ciselé : larges lignes creusées (+/- 5mm) très rapprochées
  • bouchardé : petits points
  • givré : griffé
  • taille ancienne : avec des traits obliques


Qui dit pierre de taille pense souvent aussi à seuil (de fenêtre ou de porte).
Il y a des seuils simples et des seuils avec talon et oreille (je vais prendre mon appareil photo et essayer d'en chopper un de chaque sorte pour montrer la différence).

Petite remarque dans le cas du mur creux : Le seuil est en porte-à-faux sur le parement. Pas sur le bloc du mur porteur, du moins sans isolation sinon on crée un superbe pont thermique (une bande de polystyrène expansé entre le bloc et le seuil suffit à supprimer cet effet).

Le béton

Pas grand chose à dire sur le mode de fabrication du béton. Je pense que tout le monde sait qu'il s'agit d'un mélange d'agrégats, de ciment et d'adjuvants.

Les différentes mesures de blocs porteurs :
Mesures courantes(L x l x h) Nombre moyen au m² Litres de mortier au m² Nombre moyen au m³
390 x 140 x 190 12,5 +/- 11 89
390 x 190 x 190 12,5 +/- 16 66
390 x 290 x 190 12,5 +/- 22 43


Blocs en béton pour cloisons non portantes :
Mesures courantes(L x l x h) Nombre moyen au m² Litres de mortier au m² Nombre moyen au m³
390 x 90 x 190 12,5 +/- 7 139


Le béton armé

Ce qu'on sait moins en ce qui concerne le béton, c'est qu'il n'est ni plus ni moins que de la pierre reconstituée, raison pour laquelle, quand il est armé, ce matériau est aussi résistant en compression, torsion, traction, et cisaillement. Toutefois le béton ne résiste pas bien à la traction et à la flexion.

L'armature est constituée de barres d'acier placées dans le coffrage. Le coffrage peut être retiré ou laissé en place, on parle alors de coffrage perdu.

Le béton cellulaire

Vous les connaissez souvent sous le nom de blocs 'Ytong'. Attention, Ytong est une marque.
Le béton cellulaire est un béton très léger, fabriqué en mélangeant au lait de ciment une matière qui provoque un dégagement de gaz au contact de l'eau de gâchage. Je n'en suis pas sûr, mais il me semble que la matière en question serait des particules d'aluminium.
Le béton cellulaire a la particularité d'être léger, mais peu résistant en compression. Pourtant, le béton cellulaire est parfois utilisé pour des murs porteurs. Dans ce cas, on joue sur l'effet de masse pour répartir au mieux la compression. En d'autres termes, on peut construire une maison en blocs de béton cellulaire, mais les murs seront épais.

Remarque concernant le béton cellulaire : Le béton cellulaire n'est pas un isolant.

Les différentes mesures de blocs porteurs en béton cellulaire:
Mesures courantes(L x l x h) Nombre moyen au m² Kg de colle au m² Nombre moyen au m³
600 x 150 x 250 6.6 2.7 44
600 x 200 x 250 6.6 3.6 33
600 x 240 x 250 6.6 4.3 27.5
600 x 300 x 250 6.6 5.4 22


Le Silico-Calcaire

Les blocs de silico-calcaire sont fabriqués en mélangeant de la chaux, du sable et de l'eau. Le mélange est ensuite moulé et comprimé, pour donner le format des blocs.
Ensuite, ils sont mis dans une chambre hermétique à haute pression, où de la vapeur d'eau allant de 130 à 300 °C les rend plus durs et plus stables.

Les différentes mesures de blocs porteurs en béton cellulaire:
Mesures courantes(L x l x h) Nombre moyen au m² Litres de mortier au m² Nombre moyen au m³
290 x 140 x 140 22.2 +/- 13.7 157
290 x 190 x 140 22.2 +/- 18.6 117
290 x 290 x 140 22.2 +/- 28.3 77
390 x 140 x 190 12.5 +/- 10.3 89
390 x 190 x 190 12.5 +/- 14 66

Mardi 21 Novembre 2006 (Carrelage + Maçonnerie)

Fou, je le suis, ce n'est pas nouveau, mais après la nouvelle que vous zallez zapprendre, vous direz que je suis vraiment tapé de la cafetière :-)

Ben oui, le mardi de 19h30 à 21h30, c'est atelier de maçonnerie. Mais pourquoi donc ai-je été à l'école à 17h30?
Ben parce que c'était cours de technologie pardi !
Oui mais techno c'est le mercredi non ?
Tout à fait...
Comment ça se fait alors que tu as eu techno mardi ?
Ben parce que le mardi c'est le cours de techno mais techno carreleurs.

Ben voilà la nouvelle. En plus d'une 2ème maçonnerie, j'ai commencé une première année en carrelage.

Désormais, j'essayerai de vous raconter jour après jour mes aventures en carrelage.

Au menu du cours de techno carrelage, je ne sais pas trop... J'ai débarqué dans la classe comme un cheveu dans la soupe, on m'a remis un paquet de feuilles, et un questionnaire que tout élève de la classe doit remplir et remettre pour le mardi 28 Novembre. Moi, ça ne me laisse pas beaucoup de temps :-)

La professeuze a donc répondu a tout un tas de questions que les élèves ont posé, et je n'ai pas vraiment tout compris, normal vu que je n'ai pas encore appris quoi que ce soit. On a parlé de chapes... flottantes, de compression, non-adhérantes, anhydrides, autolissantes (ah ça je sais, autolissantes, suffisait de lire le blog de l'ami Moellon.

19h30, c'était l'heure de l'atelier de maçonnerie.

L'équipe était au grand complet, mais j'ai dû un peu les abandonner pour aller faire le pantin pour un collègue qui devait prendre des niveaux à la lunette.

De retour devant mon exercice, on a repris le montage de notre battée. On s'est un peu cassé la tête pour le compassage, mais on y est arrivés. On a monté que 2 assises, pas grand chose de fait donc.

Toujours pas de photo, je vais vraiment penser à prendre l'appareil :-)

Vendredi 17 Novembre 2006

Pas vraiment de surprise, on continue notre parement. Pour le moment on est arrivé au bas de la battée (ce qu'on appelle en fait l'allège).
On a un peu foiré à cause des briques. Les Vandersanden sont de superbes briques, mais elles n'ont pas une taille fixe. Parfois 18, parfois 18.5, souvent 19, et parfois 19.5, on s'est un peu plantés car on se concentrait trop sur le compassage pour ne pas avoir de trop gros joints verticaux, et on en a oublié de faire attention à l'esthétique de notre parement.

Soit l'erreur est retenue, mais on ne va pas redémonter ce coup-ci, on repart sur une base correcte, et on fait gaffe de ne plus reproduire nos erreurs.
Toujours pas de photos de l'engin, tout simplement parce que j'ai oublié de prendre l'appareil photo.

A Mardi!

Mercredi 15 Novembre 2006

Aujourd'hui mercredi, jour de technologie...

Au menu de ce jour, les murs... Quoi de plus normal quand on fait de la maçonnerie ?
Même si ça paraît élémentaire même si on est pas maçon, c'est toujours utile de rappeler quelques mots du jargon du maçon.

Les murs porteurs verticaux font une épaisseur minimale de 14 cm. Si l'épaisseur est inférieure, ce ne peut plus être un mur porteur, c'est une cloison.
Les murs d'élévation sont des murs qui permettent l'occupation d'espace à l'exclusion des murs contre terre.
Les murs de façade sont les murs visibles de l'exétieur du bâtiment. Parmi ces murs, il y a le mur pignon qui reprennent la forme de la toiture (avec la pointe qu'on appelle pignon), et les murs gouttereaux, qui sont les murs où viendront de placer la corniche (gouttière) Ceci est bien sûr valable pour une toiture à versants. Pour les toitures plates, la partie surélevée s'appelle une acrotère, ou attique.

Le parement, c'est le revêtement extérieur d'une façade. Souvent en briques ou en enduit.

Les murs de refend sont des murs porteurs mais intérieurs. Souvent perpendiculaires à la faîte du toit, ils servent de support à celui-ci.

Toutes aussi élémentaires, mais toujours bonnes à rappeler, les différentes fonctions des murs.
Tout d'abord, un mur sert à enclore et à protéger.
Un mur sert aussi à la stabilité. Les murs ont pour finir une fonction visuelle et esthétique.

Pour terminer le cours, et c'est là que ça en intéressera plus d'un, on a appris quelques petites choses sur les matériaux et leur mise en oeuvre.
Pour commencer, en Belgique, les matériaux portent la marque "BENOR" (en France, je pense que ce sont les normes NF) sont des produits qui doivent répondre à un certain nombre d'exigences. qui sont reprises dans les NBN - Normes Belges. Utiliser des produits BENOR constitue donc un gage de qualité.

Parmi ces matériaux, les blocs et briques de terre cuite.
Réalisés à base d'argile, ils sont pressés en continu dans un moule (aussi appelé filière), pour lui donner la forme et la taille voulue, ainsi que les évidements (les trous). Ils sont cuits à 1000 °C environ. Les briques de terre cuite résistent bien au gel ainsi qu'à la compression. Ce qu'on trouve habituellement sur le marché :
Modules Mesures (L x l x h) Nombre moyen au m² Litres de mortier au m² de parement
Module 50 190 x 90 x 50 84 +/- 21
Module 57 190 x 90 x 57 75 +/- 19
Module 65 190 x 90 x 65 65 +/- 17
Format 90 190 x 90 x 90 49 +/- 15
Format 29/9 290 x 90 x 90 33 +/- 14
Autres formats (Exemple1) 210 x 100 x 50 75 +/- 21
Autres formats (Exemple2) 220 x 105 x 60 65 +/- 20


La suite mercredi prochain :-)

jeudi 16 novembre 2006

Lundi 13 et Mardi 14 Novembre 2006

Comme promis, je suis allé à l'atelier pendant que les 1ère avaient cours, histoire de recompasser le parement, notamment la battée qui posait problème, cause pour laquelle on avait décidé de démonter ce qu'on avait déjà monté.

J'ai recompassé correctement les deux premières assises, et après revérification, commencé à les maçonner. Pendant ce compassage, j'ai appris une chose : A moins que ce ne soit prévu par l'architecte sur plan, avec des matériaux calibrés, on ne sait pas compasser une battée au cm près. Dans la réalité, ce sera au poseur de chassis de prendre ses mesures par rapport à la battée maçonnée, qu'il montera en décalant un peu vers la gauche ou la droite suivant la situation, et en moussant un peu plus d'un côté que de l'autre. Idem pour la plafonneur, c'est une fois les chassis posés qu'il verra de quel côté il devra mettre plus de plâtre pour finir les jambages.

Soit, je maçonnais mes 2 assises quand l'équipier un peu récalcitrant est venu à son tour me donner un coup de patte. J'aime beaucoup le travail d'équipe, mais parfois on est mieux seul. Il a commencé à maçonner l'autre côté de l'assise pour me rejoindre, mais n'a pas monté en respectant mon compassange. Pour résultat, je me suis retrouvé avec un joint d'1/4 de brique en plein milieu du mur.

Encore 2 heures de perdues et trop tard pour tout recommencer! J'abandonne donc le navire, du moins jusqu'au mardi. Comme on a cours à 19h30, ça me laisse 2 heures de solitude pour recommencer.

Ce qui fut dit fut fait. J'arrive à 17h30 à l'atelier que j'avais pour moi tout seul, vu que les 1ère avaient cours théoriques. Pour 2 petites heures, j'étais maître des clés de l'atelier. Recompassage, un petit mélange et hop !!! au boulot, il fallait que j'aie monté les 2 assises avant 19h30.

Ces 2 nouvelles heures m'auront appris encore autre chose. C'est que j'ai pu travailler vite et bien, alors que je suis le premier à penser que vite n'est pas compatible avec bien. Ca m'a aussi appris à trouver mon régime de croisière pour poser les briques. Il est encore risible pour un maçon confirmé, mais quitte à passer pour le prétentieux de service, sur les 3 autres assises qu'on a monté entre 19h30 et 22h, je faisais la moitié de l'assise alors que mes 2 équipiers n'en avaient pas encore fini 1/4. Je passais même plus de temps à les attendre pour remonter la corde qu'autre chose :-)

Au bout du compte, sur les 4 heures que je me suis fait à l'atelier, mon équipe et moi avons pu compasser et monter 5 assises. Si c'est parti en eau de boudin au début, je commence à résorber le retard, tout en ayant appris pas mal de choses. Que du bénef quoi.

Demain mercredi, pas d'atelier, puisque c'est mon cours préféré, le cours de technologie.

lundi 13 novembre 2006

Vendredi 10 Novembre 2006

C'est le jour de l'atelier.

Sans surprise, il fallait qu'on continue notre parement. Pendant une petite heure, j'étais le seul de l'équipe, mais ça ne me posait pas de problèmes. Travailler seul est quelque chose que j'ai dû apprendre à faire là où je bosse...

Là où je suis moins fier, c'est de n'avoir pas vu dès la première assise l'énormité qu'on a fait. A un tel point qu'après une discussion avec mes 2 autres équipiers venus un peu plus tard, on a décidé de démonter. Ca n'a pas trop plu à un équipier, mais je pense qu'on a gagné des points vis à vis du professeur, plutôt que d'avoir continué comme si de rien n'était. De toutes façons, on aurait eu des problèmes plus tard.

Quelle erreur avons-nous commis ? J'ai eu le temps de prendre une photo avec mon gsm pour illustrer la chose, avant que le démontage ne soit totalement fait.



La ligne rouge que j'ai tracé sur l'image représente l'alignement pour la battée. Qu'est-ce que la battée ? Dans un mur creux ou pas, on laisse toujours "dépasser" 5 à 6cm la brique de parement par rapport au reste. Celà a pour utilité de pouvoir dissimuler les montants du chassis de porte ou de fenêtre. Une image valant toujours mieux qu'un long discours, voici une illustration que j'ai "piqué" sur le net, oui je l'avoue.


Pour en revenir à notre ligne rouge, on aurait dû prévoir dans notre compassage horizontal, que nos assises passent soit par l'arête de la brique, soit par la moitié de la brique. Ce qui est évident car, lorsqu'on maçonnera la battée, il nous faudra utiliser des 1/2 ou des briques entières. Partant du principe que si un maçon avait fait une horreur pareille pour moi, je l'aurais déjà assigné devant le tribunal, j'ai lancé l'idée de démonter, d'où la discussion. Puis on a exécuté...





Dans la discussion, on a aussi parlé du "retard" qu'on allait prendre. Pour ma part, je vais résorber ce retard en allant faire quelques heures sup a l'atelier pendant que les 1ère année ont cours. J'irai donc à l'atelier lundi, mardi, jeudi et vendredi. Cyrille, un de mes équipiers fera de même. Le but c'est de terminer au plus vite cet exercice, et de passer à autre chose. Pour ma part, j'aimerais bien dépasser le programme, en apprenant à maçonner le Moellon.

vendredi 10 novembre 2006

Mercredi 8 Novembre 2006

Oui c'est vrai, il y a du laisser aller, je l'avoue.

A l'atelier, on a commencé à monter le parement à notre mur de briques. Les photos sont pour bientôt. Il y a eu les vacances de la toussaint aussi, pas de cours donc.

Hier, j'ai brossé les cours. Pas bien !!!!!!

Aujourd'hui, le cours que je ne raterai pas une seule fois, même aux 3/4 mort, le cours de technologie.

Hier, on a revu plus en détails quelque chose qu'on a vu l'an dernier aux cours de techno, les fondations.

On a donc vu qu'il y a plusieurs types de fondations. Sur la base, le principe est toujours le même... Mise hors gel, étencheité et isolation, mais sur le plan de la mise en oeuvre, il y a différentes configurations. Je ne vais pas les exposer ici, vu que je n'ai plus de scanner pour numériser les dessins, mais j'ai en tous cas appris que pour avoir la Rolls Royce de la fondation, on peut utiliser des blocs de 19. Plutôt que de mettre un bloc de 39, on met un bloc de 19, une membrane d'étancheité, puis maçonner un bloc de 19 à côté du premier. Je pense que pour Ruineland, j'opterai pour ce type de configuration.

Le cours d'aujourd'hui représente la théorie, et on prépare le terrain pour la pratique. Nous devrions d'après le professor "monter" ces différentes configuration, mais surtout apprendre comment placer les melbranes correctement, histoire d'assurer aux bâtiments que nous construirons, une étancheité parfaite.

Rendez-vous Vendredi pour un pti cours en atelier, et avancer un peu plus sur le parement de notre bô mur de blocs :-)